Qu’est-ce qu’un tableau de bord RH ?
C’est l’outil de pilotage des ressources humaines. Il réunit une douzaine d’indicateurs au plus, chacun calculé toujours de la même façon, comparé à un objectif, à un budget ou à l’année précédente, et mis à jour sans ressaisie. Il répond à trois questions : avons-nous les bonnes personnes, combien coûtent-elles, et qui risque de partir ?
Les chiffres existent déjà : dans le logiciel de paie, dans le SIRH, dans l’outil de gestion des temps et dans des fichiers Excel. Le travail consiste à les réunir, à écrire une définition commune (qu’est-ce qu’un départ, une absence, un ETP) et à décider qui a le droit de voir quoi.
Tableau de bord RH, tableau de bord social, bilan social
- Le bilan social est un document obligatoire à partir de 300 salariés, présenté chaque année au CSE, avec des indicateurs fixés par le Code du travail.
- La BDESE (base de données économiques, sociales et environnementales) est obligatoire dès 50 salariés : elle rassemble les informations que l’employeur doit au CSE.
- Le tableau de bord social désigne, selon les entreprises, l’un ou l’autre : un extrait du bilan social, ou un tableau de bord RH orienté climat social (absences, départs, accidents).
- Le tableau de bord RH est un outil interne et libre, lu chaque mois pour décider. Il peut alimenter les documents obligatoires, pas les remplacer.
Comment faire un tableau de bord RH, en cinq étapes
- Choisir les lecteurs. Direction, DRH, managers : chacun sa page, chacun son niveau de détail.
- Écrire les définitions. Une ligne par indicateur : formule, contrats inclus, motifs d’absence comptés, période. C’est le document qui met fin aux débats.
- Brancher les sources. Paie, SIRH, gestion des temps, et les fichiers Excel du budget et des plans de recrutement et de formation.
- Décider qui voit quoi. Une table qui rattache chaque manager à ses services, et la liste des données qui ne sortent pas du service RH.
- Rapprocher avant de diffuser. L’effectif et la masse salariale du tableau de bord doivent retrouver ceux de la paie sur deux ou trois mois passés.
Les 12 indicateurs RH clés : formule et source
Ces douze indicateurs couvrent les effectifs (1 à 5), le coût (6 à 8), les compétences (9 et 10), l’égalité et la sécurité (11 et 12). Une entreprise de moins de 50 salariés peut s’en tenir à cinq ou six. La source indiquée est la plus courante, la vôtre peut différer.
| Indicateur | Définition et formule | Source | Fréquence |
|---|---|---|---|
| 01 Effectif et ETP | Effectif : salariés sous contrat à une date. ETP (équivalent temps plein) : somme des temps de travail contractuels (un 80 % compte 0,8), au prorata des jours de présence. | Logiciel de paie ou DSN ; SIRH | Mensuelle |
| 02 Entrées et sorties | Nombre d’embauches et de départs de la période, par type de contrat et par motif de sortie. | Paie ou DSN (dates et motifs de fin de contrat) | Mensuelle |
| 03 Taux de rotation (turnover) | Taux de sortie = sorties ÷ effectif moyen. Variante : ((entrées + sorties) ÷ 2) ÷ effectif moyen. Écrivez laquelle vous suivez, et si les fins de CDD comptent. | Paie ou SIRH | 12 mois glissants |
| 04 Taux d’absentéisme | Jours d’absence ÷ jours théoriques travaillés (ETP × jours ouvrés). Écrivez les motifs inclus : maladie, accident du travail, absences injustifiées ; en général hors congés payés, formation et congés familiaux légaux. | Gestion des temps (GTA) ou paie | Mensuelle |
| 05 Ancienneté et pyramide des âges | Ancienneté moyenne = moyenne des durées depuis la date d’entrée. Pyramide : effectif par tranche d’âge et par sexe. | Paie ou SIRH | Trimestrielle |
| 06 Masse salariale | Salaires bruts + charges patronales (masse chargée), par nature : base, primes et variable, heures supplémentaires, charges. Face au budget et à N-1. | Journal de paie ; comptes 641 et 645 ; budget Excel | Mensuelle |
| 07 Coût moyen par ETP | Masse salariale chargée ÷ ETP moyen. L’écart au budget se décompose en effet effectif et effet coût moyen. | Paie + ETP | Mensuelle |
| 08 Heures supplémentaires | Heures payées au-delà de la durée contractuelle, et leur coût rapporté à la masse salariale. | Paie, gestion des temps | Mensuelle |
| 09 Délai et coût de recrutement | Délai : de l’ouverture du poste à la signature. Coût : annonces, cabinets, primes de cooptation et temps interne, divisés par le nombre de recrutements. | Logiciel de recrutement ou Excel ; comptabilité | Trimestrielle |
| 10 Formation | Heures par salarié, taux d’accès (salariés formés ÷ effectif moyen), budget consommé face au plan. | SIRH ou plan de formation Excel ; comptabilité | Trimestrielle |
| 11 Égalité professionnelle | Les indicateurs de l’index (écart de rémunération, augmentations, promotions, retour de congé maternité, 10 plus hautes rémunérations) et la part de femmes par catégorie. | Paie ou DSN ; SIRH | Annuelle, suivie en cours d’année |
| 12 Accidents du travail | Taux de fréquence = accidents avec arrêt × 1 000 000 ÷ heures travaillées. Taux de gravité = jours d’arrêt × 1 000 ÷ heures travaillées. | Déclarations d’accident, paie (heures) | Mensuelle |
D’où viennent les chiffres
- Le logiciel de paie (Silae, Sage Paie, PayFit, Cegid…) porte les contrats, les salaires, les primes, les heures et les absences payées. Selon le logiciel et son hébergement, Power BI lit la base directement, passe par l’interface de programmation (API) d’un logiciel en ligne, ou lit un export planifié.
- La DSN (déclaration sociale nominative) est produite chaque mois par le logiciel de paie, par tous les employeurs, dans un format national identique pour tous : contrats, rémunérations, arrêts de travail, fins de contrat. Quand la paie ne s’ouvre pas facilement, c’est une source commune et stable.
- Le SIRH (Lucca, Factorial, Eurecia…) porte souvent l’organigramme, les entretiens, la formation et les demandes d’absence.
- La gestion des temps (GTA) donne les heures réellement travaillées, utiles à l’absentéisme et aux accidents du travail.
- Excel porte presque toujours le budget de masse salariale, le plan de recrutement, le plan de formation et la table qui rattache chaque service à son manager.
Vu sur le terrain (projet hors RH, même mécanique). Pour un éco-organisme, Datafuji a construit un rapport Power BI qui lit directement des fichiers Excel déposés sur SharePoint et s’actualise seul chaque nuit. La documentation remise liste les colonnes à ne pas renommer : c’est ce qui permet de passer d’une période à la suivante sans casser le rapport. La même règle vaut pour un budget de masse salariale ou un plan de formation tenu dans Excel.
Calculez votre turnover et votre absentéisme
Prenez l’effectif au début et à la fin de la période, les entrées et les sorties dans votre logiciel de paie, et les jours d’absence dans votre outil de gestion des temps. Comptez environ 21 jours ouvrés par mois. Les valeurs déjà saisies sont celles de l’entreprise fictive des exemples ci-dessous, de janvier à septembre.
Sur 9 mois, 22 départs pour un effectif moyen de 233,0 : un taux de sortie de 9,4 %, soit environ 12,6 % sur un an. Avec la méthode (entrées + sorties) ÷ 2, le taux est de 12,4 % : il compte aussi les embauches, donc il monte quand l’entreprise grandit. Vos absences représentent 5,1 % du temps prévu, l’équivalent de 11,5 ETP absents chaque jour ouvré.
Il n’existe pas de formule officielle du turnover ni de l’absentéisme : chaque baromètre publié a la sienne. Comparez-vous à un chiffre extérieur seulement si vous savez quels contrats, quels motifs d’absence et quel dénominateur il retient. Le plus utile reste de vous comparer à vous-même, mois après mois, avec une définition écrite.
Trois tableaux de bord RH types
Trois lecteurs, trois rapports, les mêmes données. Les chiffres sont ceux d’une PME fictive de 240 salariés répartis en quatre services, cumulés à fin septembre. Ils sont cohérents d’un exemple à l’autre. Changez de page, basculez entre budget (ou objectif) et N-1, survolez les barres.
1. La direction : effectifs, climat social, égalité
Lu chaque mois en comité de direction. Une page sur les effectifs et le climat social, une page sur l’égalité professionnelle, et aucun nom de salarié.
| Service | Effectif | Budget | Écart | Absentéisme |
|---|---|---|---|---|
| Production | 126 | 128 | −2 | 5,5 % |
| Logistique | 49 | 50 | −1 | 6,0 % |
| Commercial | 30 | 31 | −1 | 3,4 % |
| Fonctions support | 35 | 36 | −1 | 3,8 % |
| Total | 240 | 245 | −5 | 5,1 % |
| Service | Effectif | N-1 | Écart | Absentéisme |
|---|---|---|---|---|
| Production | 126 | 119 | +7 | 5,5 % |
| Logistique | 49 | 46 | +3 | 6,0 % |
| Commercial | 30 | 29 | +1 | 3,4 % |
| Fonctions support | 35 | 32 | +3 | 3,8 % |
| Total | 240 | 226 | +14 | 5,1 % |
| Indicateur | Résultat | Points |
|---|---|---|
| Écart de rémunération F/H | 3,6 % | 36 / 40 |
| Écart d’augmentations | 1,2 pt | 35 / 35 |
| Augmentées au retour de maternité | 100 % | 15 / 15 |
| Sexe sous-représenté, 10 plus hautes rém. | 2 | 5 / 10 |
| Index | 91 / 100 |
| Indicateur | Résultat | Points |
|---|---|---|
| Écart de rémunération F/H | 3,6 % | 36 / 40 |
| Écart d’augmentations | 1,2 pt | 35 / 35 |
| Augmentées au retour de maternité | 100 % | 15 / 15 |
| Sexe sous-représenté, 10 plus hautes rém. | 2 | 5 / 10 |
| Index | 91 / 100 |
Les indicateurs de ce rapport
- EffectifLes salariés sous contrat au dernier jour du mois. Cinq de moins que le budget, dont deux postes non pourvus en production.
- Turnover sur 12 mois glissantsLes départs des douze derniers mois rapportés à l’effectif moyen : en baisse, mais au-dessus de l’objectif.
- AbsentéismeJours d’absence rapportés au temps prévu, depuis janvier. Le détail par service est dans le tableau de bord de pilotage.
- Index de l’égalitéLa note publiée le 1er mars, calculée sur l’année précédente. À 85 points ou plus : pas d’objectifs de progression imposés.
- Les 10 plus hautes rémunérationsL’indicateur qui coûte des points ici : deux femmes sur dix, 5 points sur 10.
Fiche du rapport
- Qui le lit
- Le dirigeant, la DRH, le comité de direction
- Sources
- Paie, budget d’effectifs Excel, calcul de l’index
- Actualisation
- Chaque nuit ; les chiffres font foi après la paie du mois
Résumé du rapport « Direction · RH » (chiffres d’exemple) :
- Vue d’ensemble (les objectifs sociaux sont-ils tenus ?) : Effectif 240 salariés (−5 vs 245 au budget ; +14 vs 226) · Turnover · 12 mois 13,7 % (objectif 12,0 % ; −1,5 pt vs 15,2 %) · Index de l’égalité 91/100 (objectif ≥ 85 ; +1 pt vs 90/100).
- Égalité professionnelle (où perd-on des points à l’index ?) : Écart de rémunération 3,6 % (36 points sur 40 ; 4,1 % l’an passé) · Femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations 2 (5 points sur 10 ; 2 l’an passé) · Points perdus 9 (6 points de marge sur le seuil de 85 ; 10 l’an passé).
2. Le pilotage RH : absences, mouvements, formation
L’outil de la DRH et du responsable RH pour agir service par service. Chaque manager peut en recevoir une version filtrée sur son équipe.
| Service | Sorties | Turnover | Objectif | Écart (pt) |
|---|---|---|---|---|
| Production | 19 | 15,4 % | 13,0 % | +2,4 |
| Logistique | 7 | 14,6 % | 12,0 % | +2,6 |
| Commercial | 2 | 6,9 % | 10,0 % | −3,1 |
| Fonctions support | 4 | 11,8 % | 10,0 % | +1,8 |
| Total | 32 | 13,7 % | 12,0 % | +1,7 |
| Service | Sorties | Turnover | N-1 | Écart (pt) |
|---|---|---|---|---|
| Production | 19 | 15,4 % | 17,0 % | −1,6 |
| Logistique | 7 | 14,6 % | 15,0 % | −0,4 |
| Commercial | 2 | 6,9 % | 11,0 % | −4,1 |
| Fonctions support | 4 | 11,8 % | 12,5 % | −0,7 |
| Total | 32 | 13,7 % | 15,2 % | −1,5 |
| Durée de l’arrêt | Arrêts | Jours | Part des jours |
|---|---|---|---|
| 1 à 3 jours | 186 | 380 | 17 % |
| 4 à 30 jours | 98 | 1 018 | 47 % |
| Plus de 30 jours | 14 | 780 | 36 % |
| Total | 298 | 2 178 | 100 % |
| Durée de l’arrêt | Arrêts | Jours | Part des jours |
|---|---|---|---|
| 1 à 3 jours | 186 | 380 | 17 % |
| 4 à 30 jours | 98 | 1 018 | 47 % |
| Plus de 30 jours | 14 | 780 | 36 % |
| Total | 298 | 2 178 | 100 % |
| Motif | Sorties | Part |
|---|---|---|
| Démission | 9 | 41 % |
| Fin de CDD | 5 | 23 % |
| Rupture conventionnelle | 3 | 14 % |
| Licenciement | 2 | 9 % |
| Fin de période d’essai | 2 | 9 % |
| Départ en retraite | 1 | 4 % |
| Motif | Sorties | Part |
|---|---|---|
| Démission | 9 | 41 % |
| Fin de CDD | 5 | 23 % |
| Rupture conventionnelle | 3 | 14 % |
| Licenciement | 2 | 9 % |
| Fin de période d’essai | 2 | 9 % |
| Départ en retraite | 1 | 4 % |
| Type | Heures | Part |
|---|---|---|
| Sécurité et habilitations | 1 250 | 40 % |
| Métier et technique | 990 | 32 % |
| Bureautique et langues | 460 | 15 % |
| Management | 420 | 13 % |
| Type | Heures | Part |
|---|---|---|
| Sécurité et habilitations | 1 250 | 40 % |
| Métier et technique | 990 | 32 % |
| Bureautique et langues | 460 | 15 % |
| Management | 420 | 13 % |
Les indicateurs de ce rapport
- Taux d’absentéismeMaladie, accidents du travail et absences injustifiées, rapportés aux jours prévus. La production porte l’essentiel de l’écart.
- ETP absentsLes jours d’absence divisés par les jours ouvrés : 11,5 personnes manquent en moyenne chaque jour. Un chiffre que la direction comprend tout de suite.
- TurnoverSur 12 mois glissants, pour lisser les départs saisonniers. Les motifs de sortie disent s’il faut agir : 9 démissions sur 22.
- Délai de recrutementDe l’ouverture du poste à la signature. Il explique les postes non pourvus du tableau de bord de direction.
- Taux d’accès à la formationLa part des salariés formés au moins une fois. Il dit si la formation profite à tous ou toujours aux mêmes.
Fiche du rapport
- Qui le lit
- La DRH, le responsable RH, les managers (leur périmètre seulement)
- Sources
- Paie, gestion des temps, SIRH, plans de recrutement et de formation Excel
- Actualisation
- Chaque nuit
Résumé du rapport « Pilotage RH » (chiffres d’exemple) :
- Vue d’ensemble (quels services s’écartent des objectifs rh ?) : Taux d’absentéisme 5,1 % (+0,6 pt vs objectif 4,5 % ; −0,5 pt vs 5,6 %) · Turnover · 12 mois 13,7 % (objectif 12,0 % ; −1,5 pt vs 15,2 %) · Heures de formation 3 120 h (−480 h vs plan 3 600 h ; +370 h vs 2 750 h).
- Absences (quels motifs font dépasser l’objectif ?) : Jours d’absence 2 178 j (objectif 1 952 j ; N-1 2 254 j) · ETP absents en moyenne 11,5 (objectif 10,3 ; N-1 11,9) · Arrêts de travail 298 (7,3 j en moyenne ; −22 vs 320).
- Mouvements (remplace-t-on les départs au rythme prévu ?) : Embauches 36 (budget 38 embauches ; +5 vs 31) · Sorties 22 (dont 9 démissions ; −4 vs 26) · Délai moyen de recrutement 41 j (objectif 35 j ; −5 j vs 46 j).
- Formation (quels services prennent du retard sur le plan de formation ?) : Taux d’accès à la formation 58 % (objectif 70 % ; +6 pt vs 52 %) · Salariés formés 136 (objectif 165 ; +20 vs 116) · Budget formation consommé 118 k€ (74 % du plan de 160 k€ ; N-1 104 k€).
3. La masse salariale : budget, réalisé, écarts
Lu par la DRH et la direction financière. Il explique l’écart au budget en deux parts : le nombre d’ETP (effet effectif) et le coût moyen (effet coût moyen).
| k€ | Réalisé | Budget | Écart |
|---|---|---|---|
| Salaires de base | 5 980 | 6 060 | −80 |
| Primes et variable | 610 | 620 | −10 |
| Heures supplémentaires | 180 | 140 | +40 |
| Charges patronales | 3 070 | 3 140 | −70 |
| Total | 9 840 | 9 960 | −120 |
| k€ | Réalisé | N-1 | Écart |
|---|---|---|---|
| Salaires de base | 5 980 | 5 540 | +440 |
| Primes et variable | 610 | 560 | +50 |
| Heures supplémentaires | 180 | 170 | +10 |
| Charges patronales | 3 070 | 2 790 | +280 |
| Total | 9 840 | 9 060 | +780 |
| Service | ETP moyen | Effet effectif | Effet coût moyen | Écart |
|---|---|---|---|---|
| Production | 120 | −76 | −14 | −90 |
| Logistique | 46 | −37 | −3 | −40 |
| Commercial | 28 | −59 | +9 | −50 |
| Fonctions support | 32 | +30 | +30 | +60 |
| Total | 226 | −142 | +22 | −120 |
| Service | ETP moyen | Effet effectif | Effet coût moyen | Écart |
|---|---|---|---|---|
| Production | 120 | +300 | +60 | +360 |
| Logistique | 46 | +109 | +31 | +140 |
| Commercial | 28 | +57 | +43 | +100 |
| Fonctions support | 32 | +117 | +63 | +180 |
| Total | 226 | +583 | +197 | +780 |
Les indicateurs de ce rapport
- Masse salariale chargéeSalaires bruts et charges patronales, depuis janvier : 120 k€ sous le budget, 8,6 % au-dessus de l’an passé.
- Coût moyen par ETPLa masse salariale divisée par les ETP moyens, ramenée à l’année pour comparer les périodes entre elles.
- Heures supplémentaires40 k€ de plus que prévu : le coût caché des postes non pourvus et des absences en production.
- Effet effectifCe qu’explique le nombre d’ETP. Face à N-1, les trois quarts de la hausse viennent des embauches.
- Effet coût moyenCe qu’explique le salaire moyen : augmentations, ancienneté, primes, et le poids des postes les mieux payés.
Fiche du rapport
- Qui le lit
- La DRH, le DAF, le contrôleur de gestion
- Sources
- Journal de paie, budget de masse salariale Excel
- Actualisation
- Après chaque clôture de paie
Résumé du rapport « Masse salariale » (chiffres d’exemple) :
- Réalisé (la masse salariale tient-elle le budget ?) : Masse salariale chargée 9,84 M€ (−120 k€ vs 9,96 M€ ; +8,6 % vs 9,06 M€) · Coût moyen par ETP · sur un an 58,1 k€ (budget 57,9 k€ ; N-1 57,0 k€) · Heures supplémentaires 180 k€ (+40 k€ vs 140 k€ ; +10 k€ vs 170 k€).
- Analyse des écarts (quels services dépassent leur budget ?) : Écart de masse salariale −120 k€ par rapport au budget, +780 k€ par rapport à N-1 (vs budget ; vs N-1) · Effet effectif −142 k€ par rapport au budget, +583 k€ par rapport à N-1 (ETP moyen 226 vs 229,5 ; ETP moyen 226 vs 212) · Effet coût moyen +22 k€ par rapport au budget, +197 k€ par rapport à N-1 (primes, heures sup., mix des postes ; augmentations, ancienneté, mix).
La masse salariale est aussi la première ligne du compte de résultat : elle se retrouve dans le tableau de bord financier. Les autres métiers sont présentés dans le guide Tableau de bord Power BI : 8 exemples par métier, et les ventes dans le tableau de bord commercial. Pour réunir effectif, finances et ventes sur une page de direction, voyez le tableau de bord de gestion.
Index de l’égalité professionnelle et obligations légales
Un tableau de bord RH n’est pas obligatoire. Plusieurs documents le sont, selon l’effectif, et un bon tableau de bord les prépare au lieu de les refaire chaque année à la main. Voici les principaux, vérifiés le 3 novembre 2026.
| Effectif | Obligation | Échéance et contenu |
|---|---|---|
| Dès le premier salarié | DSN | Chaque mois, au plus tard le 15 du mois suivant (le 5 à partir de 50 salariés). |
| 50 salariés et plus | Index de l’égalité professionnelle | Publié chaque année au plus tard le 1er mars. Note sur 100, 4 indicateurs de 50 à 250 salariés, 5 au-delà. Une entreprise qui atteint 50 salariés a 3 ans pour déclarer son premier index. |
| 50 salariés et plus | BDESE | Mise à disposition du CSE, avec les informations des consultations récurrentes. |
| 300 salariés et plus | Bilan social | Chaque année, soumis au CSE. Le premier porte sur l’année qui suit celle où le seuil est atteint. En l’absence d’accord prévu à l’article L. 2312-19, ne pas l’établir est puni d’une amende de 7 500 €. |
| 1 000 salariés et plus (3 ans de suite) | Écarts de représentation | Part de femmes et d’hommes parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes, publiée au plus tard le 31 mars. |
L’index de l’égalité professionnelle
De 50 à 250 salariés, l’index additionne quatre indicateurs : l’écart de rémunération entre femmes et hommes (40 points), l’écart de taux d’augmentations individuelles (35 points), la part de salariées augmentées à leur retour de congé maternité (15 points) et le nombre de personnes du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations (10 points). À partir de 251 salariés, l’écart de taux de promotions s’ajoute (15 points) et les augmentations passent à 20 points.
- Moins de 75 points : mesures de correction obligatoires, y compris, le cas échéant, de rattrapage salarial. Trois années de suite sous ce seuil peuvent être sanctionnées.
- De 75 à 85 points : objectifs de progression à fixer pour chaque indicateur qui n’a pas la note maximale.
- 85 points et plus : pas de mesure supplémentaire liée au résultat.
- Ne pas déclarer l’index : la sanction peut atteindre 1 % des rémunérations versées.
L’index se calcule une fois par an, sur une période de 12 mois. Un tableau de bord qui suit ses indicateurs en cours d’année évite la surprise de février : dans l’exemple 1, on voit dès l’automne que les 10 plus hautes rémunérations coûtent 5 points.
Ce qui pourrait changer : la transparence salariale
La directive européenne 2023/970 sur la transparence des rémunérations, adoptée le 10 mai 2023, devait être transposée au plus tard le 7 juin 2026. En France, le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 10 septembre 2026 ; il doit encore être examiné par le Parlement et n’est donc pas en vigueur au 3 novembre 2026 : la France a dépassé l’échéance de juin, aucune date d’entrée en vigueur n’est fixée, et le texte peut encore changer. Dans sa version présentée, il prévoit un index renforcé, avec un nouvel indicateur sur les écarts de rémunération entre salariés qui font un travail égal ou de valeur égale, et les six premiers indicateurs pré-calculés à partir de la DSN. Les obligations et les échéances varieraient selon l’effectif, notamment entre 50 et 99 salariés et à partir de 100. Il prévoit aussi d’indiquer la rémunération proposée ou sa fourchette au recrutement, sans plus demander au candidat son salaire actuel ou passé.
Conséquence pratique : classer dès maintenant les postes par niveau et par famille dans le SIRH ou dans un fichier tenu à jour. C’est la donnée qui manquera le plus souvent pour comparer des « travaux de valeur égale », et un tableau de bord RH peut la contrôler chaque mois.
Confidentialité des données RH dans Power BI
Les données RH sont les plus sensibles de l’entreprise : salaires, arrêts de travail, motifs de départ. Le RGPD impose de n’en traiter que ce qui est nécessaire et de limiter l’accès aux personnes habilitées. Dans Power BI, cela se règle à quatre niveaux.
- Ne pas charger ce qui ne sert pas. Pas de numéro de sécurité sociale, d’adresse ni de coordonnées bancaires dans le modèle : aucun indicateur n’en a besoin. Pour les absences, une catégorie (maladie, accident du travail) suffit. Un matricule remplace le nom dans les pages agrégées.
- Filtrer les lignes selon la personne connectée. La sécurité au niveau des lignes (RLS) limite chaque manager à ses services, à partir d’une table qui associe son adresse de connexion à son périmètre (fonction
USERPRINCIPALNAME()). Une seule règle sert à tous les managers. - Masquer des colonnes entières. La RLS filtre des lignes, pas des colonnes : un manager qui voit un salarié voit toutes ses colonnes. Le salaire individuel se masque avec la sécurité au niveau des objets (OLS), ou reste dans un modèle séparé réservé au service RH.
- Donner le bon rôle dans l’espace de travail. La RLS ne s’applique qu’aux lecteurs. Un administrateur, un membre ou un contributeur de l’espace de travail voit tout. Les managers reçoivent donc le rapport en lecture seule, par une application Power BI ou un partage, jamais comme membres.
Le piège des petits effectifs
La RLS ne cache pas le détail derrière un total. Dans une équipe de trois personnes, le salaire moyen par sexe ou le nombre de jours d’arrêt du mois désigne quelqu’un. Fixez un nombre minimal de personnes, par exemple cinq, en dessous duquel une moyenne n’est pas affichée, et appliquez-le dans les mesures, pas à l’œil.
Ce que recommande la CNIL
- Définir des profils d’habilitation qui séparent les tâches et les domaines de responsabilité, selon le principe du moindre privilège.
- Revoir les habilitations au moins une fois par an, et retirer les droits dès qu’une personne n’est plus habilitée : un manager qui change de poste perd l’accès à son ancienne équipe.
- Respecter les durées de conservation des données RH : un historique chargé dans Power BI suit les mêmes durées que la source. La CNIL a publié un référentiel des durées de conservation RH le 2 avril 2026.
Chez Datafuji, l’accès à vos données se fait en lecture seule, et elles ne sont jamais transmises à un outil d’IA. La table des droits (qui voit quel service) reste dans un fichier tenu par la DRH : une réorganisation se règle sans toucher au rapport.
Les erreurs courantes
Confondre effectif, effectif moyen et ETP
Trois chiffres, trois usages. L’effectif à une date sert à l’organigramme, l’effectif moyen au turnover, l’ETP à l’absentéisme et au coût moyen. Un salarié à mi-temps compte pour une personne dans l’effectif et pour 0,5 en ETP : diviser une masse salariale par l’effectif fait baisser le coût moyen à tort. L’effectif qui déclenche les seuils légaux (50, 300 salariés) suit encore ses propres règles de calcul : ne le confondez pas avec celui du tableau de bord.
Perdre l’historique de l’organisation
Beaucoup de SIRH et de logiciels de paie donnent d’abord la situation du jour : le service actuel de chaque salarié. Si un salarié passe de la logistique à la production en juin, ses absences de mars basculent en production dans un rapport naïf. Il faut garder une photo mensuelle (le service, le manager et le temps de travail à chaque fin de mois). Alberto Ferrari et Marco Russo (SQLBI) traitent l’effectif à une date comme un cas d’« événements en cours » : un contrat compte à une date si elle tombe entre sa date d’entrée et sa date de sortie, ce qui se calcule sans table d’effectif tenue à la main.
Les autres pièges
- Deux turnovers sous le même nom. Le taux de sortie et la moyenne des entrées et des sorties ne donnent pas le même chiffre : le calculateur ci-dessus montre l’écart.
- Des mobilités comptées comme des départs. Un salarié qui change de société dans le groupe sort de la paie de l’une et entre dans celle de l’autre : ce n’est pas un départ pour le groupe.
- Un dénominateur flou pour l’absentéisme. Jours calendaires ou ouvrés, congés familiaux inclus ou non : le taux change nettement selon la convention retenue.
- Un budget de masse salariale divisé par douze. Le 13e mois, les primes annuelles et la date des augmentations créent des pics. Le budget doit suivre le calendrier de la paie, sinon chaque mois affiche un écart qui n’en est pas un.
- Comparer la paie et la comptabilité sans réconciliation. Provisions pour congés payés, primes provisionnées, charges sur congés : la masse salariale comptable et celle du journal de paie diffèrent. Le tableau de bord affiche l’écart et l’explique.
- Des moyennes sur des groupes trop petits. Elles posent un problème de confidentialité et ne veulent rien dire : un départ dans une équipe de quatre fait 25 % de turnover.
Quand Power BI n’est pas la bonne réponse
Power BI sert à réunir plusieurs sources, à filtrer les données selon la personne connectée et à tout tenir à jour. Si vos chiffres sont tous dans un seul outil, son module de reporting suffit souvent. Cette grille aide à trancher.
| Votre situation | Le plus simple | Pourquoi |
|---|---|---|
| Paie, absences et entretiens sont dans le même SIRH | Le module de reporting du SIRH | La plupart des SIRH et logiciels de paie ont des tableaux de bord intégrés, avec les droits déjà réglés. Vérifiez d’abord le vôtre. |
| Moins de 50 salariés, une personne aux RH | Les états du logiciel de paie, ou un tableur | Cinq indicateurs mensuels se tiennent sans outil de plus, tant que le fichier ne circule pas. |
| Le seul besoin est l’index de l’égalité | Le logiciel de paie ou le site officiel Egapro | Beaucoup de logiciels de paie le calculent, et la déclaration se fait sur Egapro. |
| Le seul besoin est la BDESE | Un outil de BDESE ou le SIRH | Il gère la mise à disposition au CSE et les droits des élus. |
| Services, managers ou dates de sortie mal tenus | Ni l’un ni l’autre, d’abord | Un tableau de bord ne corrige pas une donnée absente. Fiabilisez d’abord la saisie dans la paie ou le SIRH. |
| Paie, gestion des temps, SIRH et budget Excel sur une même page | Power BI | Il réunit des sources que chaque outil ne voit qu’à moitié, et se met à jour seul. |
| Chaque manager doit voir son équipe, et seulement elle | Power BI | Un seul rapport, une règle de sécurité, autant de périmètres que de managers. |
| Masse salariale suivie par la DRH et par la finance | Power BI | Les mêmes définitions des deux côtés, et la réconciliation paie-comptabilité visible. |
Lors du premier appel, Datafuji vous dit franchement si le module de votre SIRH ou un tableur suffit.
Combien coûte un tableau de bord RH, et en combien de temps ?
Deux postes : la conception, payée une fois, et les licences Microsoft, payées chaque mois.
La conception : trois forfaits Datafuji
Chaque rapport est un forfait à prix fixe. Le prix dépend du nombre de pages et de sources, jamais du temps passé.
Essentiel
3 000 € HT
Pour remplacer le fichier Excel refait chaque mois.
Jusqu’à 3 pages, jusqu’à 2 sources, délai indicatif 2 semaines.
Pilotage
5 000 € HT
Pour réunir les chiffres de plusieurs outils.
Jusqu’à 6 pages, jusqu’à 4 sources, délai indicatif 3 semaines.
Avancé
8 000 € HT
Pour un suivi plus riche : objectifs, comparaisons, prévisions.
Jusqu’à 10 pages, jusqu’à 6 sources, délai indicatif 4 semaines.
Le tableau de bord de direction de ce guide (deux pages, à partir de la paie et d’un budget Excel) entre dans le forfait Essentiel : 3 pages, 2 sources. Le pilotage RH et la masse salariale réunis (cinq pages, à partir de la paie, de la gestion des temps, du SIRH et des fichiers Excel) relèvent du forfait Pilotage : 6 pages, 4 sources. Les trois exemples ensemble, avec une sécurité par manager, relèvent du forfait Avancé.
Aucun acompte : chaque lot est facturé une fois validé. Tout écart au devis est corrigé sans frais, et une garantie de 30 jours couvre les anomalies après la recette. Le code, la documentation et les droits vous reviennent.
Les licences Microsoft
Pour partager un rapport, l’auteur et chaque lecteur ont besoin d’une licence Power BI Pro, à 12,10 € HT par utilisateur et par mois (paiement annuel). Si chaque manager consulte son équipe, chaque manager compte. Le détail des licences figure dans le guide Tableau de bord Power BI.
Coût la première année, pour dix utilisateurs (dirigeant, DRH, responsable RH qui publie le rapport, DAF, six managers). Forfait Pilotage de 5 000 € HT, plus 10 licences Pro (10 × 12,10 € × 12 mois, soit 1 452 € HT) : 6 452 € HT. Les années suivantes, seules les licences restent, plus les évolutions que vous décidez.
Le délai
Délai indicatif de 2 à 4 semaines selon le forfait, avec un point d’une heure chaque semaine. Le projet est découpé en lots, validés un par un. Le délai dépend surtout de vos accès et de vos définitions : un accès en lecture à la paie ou aux fichiers DSN, un budget de masse salariale à jour et la table des managers validée font gagner du temps.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un tableau de bord RH ?
C’est un outil de pilotage qui réunit sur quelques pages les indicateurs des ressources humaines : effectif et ETP, entrées et sorties, turnover, absentéisme, masse salariale, recrutement, formation et égalité professionnelle. Chaque chiffre a une formule écrite et une source (logiciel de paie, SIRH, DSN, fichiers Excel), il est comparé à un objectif ou à l’année précédente, et il se met à jour sans ressaisie.
Comment faire un tableau de bord RH ?
En cinq étapes : choisir les lecteurs et les décisions à prendre ; écrire la formule de chaque indicateur (quels contrats, quels motifs d’absence, quelle période) ; brancher les sources (paie, SIRH, gestion des temps, Excel) ; décider qui voit quoi, manager par manager ; puis rapprocher les chiffres de la paie sur deux ou trois mois passés avant de diffuser.
Quels sont les KPI en RH ?
Pour une PME, douze suffisent : effectif et ETP, entrées et sorties, taux de rotation (turnover), absentéisme, ancienneté et pyramide des âges, masse salariale, coût moyen par ETP, heures supplémentaires, délai et coût de recrutement, formation, égalité professionnelle et accidents du travail. Une entreprise de moins de 50 salariés peut se limiter à cinq ou six.
Quels sont les 3 niveaux d’un tableau de bord RH ?
Stratégique, de pilotage (ou tactique) et opérationnel. En RH, ils correspondent à trois lecteurs : la direction suit l’effectif, la masse salariale et le climat social chaque mois ; la DRH suit les absences, les mouvements et la formation par service ; le manager suit son équipe, et seulement elle. Mêmes données, trois niveaux de détail et trois niveaux d’accès.
Qu’est-ce qu’un tableau de bord budgétaire en RH ?
Celui de la masse salariale, qui complète les trois niveaux stratégique, de pilotage et opérationnel : budget, réalisé, et l’écart expliqué par l’effectif et par le coût moyen.
Quelle différence entre tableau de bord RH et bilan social ?
Le bilan social est un document obligatoire dans les entreprises d’au moins 300 salariés, présenté chaque année au CSE, avec une liste d’indicateurs fixée par le Code du travail. Le tableau de bord RH est un outil de pilotage interne, libre, mis à jour chaque mois. Le second peut alimenter le premier, pas l’inverse.
Peut-on faire un tableau de bord RH sur Excel ?
Oui, tant qu’une seule personne le tient à partir d’un ou deux exports par mois. Les limites arrivent vite en RH : fichiers nominatifs qui circulent par e-mail, impossible de montrer à chaque manager sa seule équipe, historique perdu quand un salarié change de service. Power BI lit les sources directement et filtre les données selon la personne connectée.
Un manager peut-il voir les salaires de son équipe dans Power BI ?
Seulement si vous le décidez. La sécurité au niveau des lignes limite chaque manager aux salariés de son périmètre ; la sécurité au niveau des objets peut masquer une colonne entière, comme le salaire. Sur une petite équipe, même une moyenne peut révéler un salaire individuel : il faut fixer un nombre minimal de personnes en dessous duquel rien n’est affiché.
Combien coûte un tableau de bord RH sous Power BI ?
Deux postes. La conception, payée une fois : chez Datafuji, un forfait à prix fixe de 3 000, 5 000 ou 8 000 € HT selon le nombre de pages et de sources, avec un délai indicatif de 2 à 4 semaines. Les licences Power BI Pro, à 12,10 € HT par utilisateur et par mois (prix public relevé le 3 novembre 2026), pour l’auteur et chaque lecteur, managers compris.
Une question sur votre tableau de bord RH ? Réservez 30 minutes avec Dylan Arnaud, fondateur de Datafuji.
