Les cinq façons de brancher Power BI sur un ERP
À retenir
- Peu d’ERP ont un connecteur dans la liste de Microsoft : Business Central, SAP, Dynamics NAV, Oracle ERP en font partie ; Odoo, Cegid, Divalto, Sylob et Silog non.
- La base de données donne tout le détail, mais seulement si l’ERP est chez vous et que l’éditeur le permet.
- L’API respecte les règles de l’ERP ; elle impose ses limites d’appels et son authentification.
Microsoft tient une liste des connecteurs de Power Query, mise à jour le 8 octobre 2026. On y trouve SAP ERP (en préversion), SAP HANA, SAP Business Warehouse, Dynamics 365 Business Central, Dynamics NAV, Dynamics 365 (Dataverse), Oracle ERP (en préversion) et Exact Online Premium. On n’y trouve ni SAP Business One, ni Odoo, ni Cegid, ni Divalto, ni Sylob, ni Silog. Pour ces ERP, il reste quatre autres chemins, qui ne lisent pas les mêmes données.
| Méthode | Avantages | Limites |
|---|---|---|
| 1. Le connecteur de la liste MicrosoftUn connecteur intégré à Power BI, publié pour l’ERP : Business Central, SAP ERP, SAP HANA, SAP BW, Dynamics NAV, Oracle ERP… | Authentification prévue, navigation dans les données de l’ERP, maintenu par Microsoft ou l’éditeur. | Peu d’ERP en ont un. Certains sont en préversion. Il lit ce que l’ERP expose (API, fonctions), pas toujours tout. |
| 2. La base de données de l’ERPLes tables de l’ERP, en lecture seule, avec le connecteur SQL Server, SAP HANA, Oracle ou PostgreSQL. | Tout le détail, sans limite d’appels. La méthode la plus rapide sur de gros volumes. | Seulement si l’ERP est chez vous ou chez un hébergeur qui ouvre l’accès. Il faut connaître les tables, une passerelle et l’accord de l’éditeur ou de l’intégrateur. |
| 3. L’API de l’éditeurLes services web de l’ERP (REST, OData), lus par Power Query ou copiés dans un stockage intermédiaire. | Respecte les droits et les règles de l’ERP. Seul chemin pour beaucoup d’ERP en ligne. | Pages de résultats, délais et limites d’appels. Authentification parfois non gérée par le connecteur Web de Power BI. |
| 4. Les exports, ou le FECDes exports Excel ou CSV planifiés, ou le fichier des écritures comptables, déposés sur SharePoint ou OneDrive. | Marche avec tous les ERP, sans accès technique. Aucune passerelle. | Un export oublié, et le rapport montre l’ancien chiffre. Le FEC ne contient que la comptabilité générale. |
| 5. Un connecteur vendu par un tiersUn service d’éditeur de connecteurs ou un module de la place de marché de l’ERP. Certains figurent dans la liste Microsoft (CData Connect Cloud, par exemple). | Démarrage rapide quand l’éditeur de l’ERP n’offre rien de simple. | Un abonnement de plus, vos données qui transitent par un service tiers, une couverture des tables à vérifier, une dépendance de plus à chaque mise à jour. |
Dès que Power BI lit une base ou une API installée dans vos murs, il faut une passerelle de données locale : un logiciel Microsoft posé sur une machine Windows de votre réseau, pour que le service Power BI, dans le cloud, actualise le rapport. En Power BI Pro, un rapport s’actualise jusqu’à 8 fois par jour, 48 fois en Premium ou Fabric.
Sage a son propre guide : Power BI et Sage (Sage 100, X3, Paie). Si seule la comptabilité compte, le fichier des écritures comptables suffit souvent : voyez Power BI et comptabilité.
ERP par ERP : connecteur, base, API et limites
Ce tableau part de la documentation publique de chaque éditeur, consultée le 3 novembre 2026. Quand un éditeur ne publie rien d’accessible, nous l’écrivons plutôt que de deviner : c’est alors la première question à lui poser.
| ERP | Connecteur Microsoft | Base de données | API | Limites |
|---|---|---|---|---|
| SAP Business One | Aucun. | Microsoft SQL Server ou SAP HANA, selon la version installée. Connecteur SQL Server, ou SAP HANA database avec le pilote ODBC de SAP. | Service Layer, l’API OData de SAP, disponible sur HANA et sur SQL Server. | Le Service Layer ouvre une session par un appel « Login », puis attend ses cookies de session à chaque appel : le connecteur Web de Power BI ne gère pas ce mécanisme. Il faut l’écrire dans la requête, un connecteur personnalisé ou un traitement intermédiaire. |
| SAP ECC, S/4HANA | SAP ERP (préversion, fonctions RFC, compte SAP), SAP HANA database (import ou DirectQuery), SAP BW serveur d’application et serveur de messages. | SAP HANA pour S/4HANA : vues de calcul lues par le connecteur HANA. | Services OData exposés par SAP, lus avec le connecteur OData. | Le connecteur SAP ERP est en préversion. Dans Power Query Online, le connecteur HANA passe toujours par une passerelle, même pour une base hébergée en ligne. Faites valider le chemin par l’équipe SAP et votre contrat de licence. Pour S/4HANA Cloud, nous n’avons pas trouvé d’accès à la base documenté pour un outil tiers : on passe par les API. |
| Odoo | Aucun. | PostgreSQL. Lisible avec le connecteur PostgreSQL si Odoo est installé chez vous. Pour Odoo Online et Odoo.sh, nous n’avons pas trouvé d’accès à la base documenté pour un outil tiers. | API externe JSON-2 (Odoo 19), avec une clé d’API. XML-RPC et JSON-RPC sont annoncés retirés en Odoo 22 (automne 2028) et Odoo Online 21.1 (hiver 2027). | L’API externe est réservée aux plans Custom : ni le plan Standard ni One App Free n’y ont accès. Une clé d’API dure trois mois au plus : à renouveler, sinon l’actualisation s’arrête. La base ne contient pas les champs calculés non stockés, que l’API renvoie. |
| Dynamics 365 Business Central | Dynamics 365 Business Central (disponibilité générale, compte Microsoft Entra) ; Business Central (on-premises) pour une installation chez vous ; Dynamics NAV. | En ligne, pas d’accès SQL : on passe par le connecteur. | API v2.0 de Microsoft et API personnalisées ; les web services hérités sont déconseillés par Microsoft. | Une requête par société (OData v4 ne sort pas plusieurs sociétés à la fois). Pages de 20 000 lignes au plus (5 000 par défaut dans le connecteur), 8 minutes par appel par défaut. Lecture sur une réplique en lecture seule par défaut. |
| Dynamics 365 Finance, Supply Chain | Pas de connecteur dédié à Finance ou Supply Chain dans la liste de Microsoft. | Pas de connexion SQL à la base de production. BYOD : export d’entités vers votre base Azure SQL. | Link to Microsoft Fabric ou Azure Synapse Link for Dataverse, qui copient les tables et les entités choisies. | Export to Azure Data Lake s’arrête définitivement le 30 novembre 2026. Synapse Link demande un abonnement Azure, et le suivi des modifications pour les tables personnalisées. |
| Cegid XRP Flex | Aucun. | Pas de documentation publique trouvée. | Des API annoncées par Cegid, sans documentation technique publique trouvée. | À vérifier avec Cegid ou votre intégrateur avant tout chiffrage. |
| Divalto infinity | Aucun. | Microsoft SQL Server, selon Divalto. Connecteur SQL Server, en lecture seule, si la base est chez vous ou chez un hébergeur qui ouvre l’accès. | Consultation par API REST, objets métier par Web Services, selon Divalto. | La seule page technique publique de Divalto date de janvier 2021 : faites confirmer pour votre version et votre hébergement. |
| Sylob | Aucun chez Microsoft. Sylob cite Power BI parmi ses partenaires et connecteurs. | Pas de documentation publique trouvée. | API et webservices annoncés par Sylob. | Pas de documentation technique publique : demandez le fonctionnement du connecteur et son coût. |
| Silog | Aucun. | Pas de documentation publique trouvée. | Pas de documentation publique trouvée. | Silog met en avant son propre module de BI. Le reste est à demander à l’éditeur. |
SAP : trois connecteurs, et Business One à part
Pour SAP ECC et S/4HANA, Microsoft propose le connecteur SAP ERP, encore en préversion, qui appelle des fonctions RFC avec un compte SAP, et le connecteur SAP HANA database, qui lit les vues de calcul en import ou en DirectQuery et demande le pilote ODBC de SAP. Une entreprise qui a déjà un entrepôt SAP BW le lit avec les connecteurs BW. SAP Business One n’a pas de connecteur : on lit sa base (SQL Server ou HANA) en lecture seule, ou son Service Layer, l’API OData de SAP.
Odoo : tout dépend du plan
Odoo écrit que l’accès aux données par l’API externe est réservé aux plans Custom. En plan Standard, hébergé sur Odoo Online, il reste les exports Excel ou CSV. En plan Custom, l’API JSON-2 d’Odoo 19 se lit avec une clé d’API, valable trois mois au plus et donc à renouveler ; les anciennes API XML-RPC et JSON-RPC sont annoncées retirées en Odoo 22 (automne 2028) et Odoo Online 21.1 (hiver 2027). Odoo installé chez vous stocke ses données dans PostgreSQL, que Power BI lit directement ; mais la base ne contient pas les champs calculés non stockés, et ignore les règles d’accès d’Odoo.
Business Central : le cas le plus simple
Le connecteur Business Central est intégré à Power BI. Il lit les API v2.0 de Microsoft et vos API personnalisées, sur une réplique en lecture seule de la base, sans passerelle pour la version en ligne. Deux limites à connaître : une requête par société, puis on les empile ; et des appels coupés après 8 minutes par défaut, par pages de 20 000 lignes au plus. Microsoft publie aussi des apps Power BI prêtes pour la finance, les ventes, les achats, les stocks, la valorisation des stocks, les projets et la production, en ligne seulement.
Dynamics 365 Finance : pas de SQL, et une échéance au 30 novembre 2026
Finance et Supply Chain n’autorisent pas de connexion SQL à la base de production. Microsoft prévoit les rapports Power BI intégrés à l’application, l’export d’entités vers votre propre base Azure SQL (BYOD), et Azure Synapse Link for Dataverse ou Link to Microsoft Fabric. L’ancien Export to Azure Data Lake s’arrête définitivement le 30 novembre 2026 : un rapport qui en dépend doit être rebranché avant.
Cegid XRP Flex, Divalto, Sylob, Silog : demander à l’éditeur
Divalto indique, dans une page de 2021, que infinity repose sur Microsoft SQL Server et se consulte par API REST : la base se lit en lecture seule avec le connecteur SQL Server quand vous y avez accès. Cegid annonce des API pour XRP Flex, Sylob cite Power BI parmi ses partenaires et propose des API, Silog met en avant son propre module de BI ; aucun des trois ne publie de documentation technique que nous ayons pu consulter. Avant un devis, demandez à l’éditeur ce qui est ouvert en lecture, comment on s’authentifie, et ce que cela coûte.
Les connecteurs tiers : utiles, à cadrer
Des éditeurs de connecteurs et des modules de place de marché promettent de relier n’importe quel ERP à Power BI. Avant de signer, demandez quelles tables sont couvertes, par où transitent vos données, ce que coûte l’abonnement par an, qui corrige le connecteur après une mise à jour de l’ERP, et si le modèle Power BI vous appartient en fin de contrat.
Quelle méthode pour votre ERP ?
Deux questions, et la grille allume les recommandations qui vous concernent. Toutes sont écrites ci-dessous : lisez celle de votre ERP, puis celle de votre besoin.
Choisissez votre ERP, puis votre besoin : les recommandations qui vous concernent s’allument ci-dessous. Toutes restent lisibles.
SAP Business One : la base, en lecture seule
Aucun connecteur Business One chez Microsoft. Selon votre installation, Power BI lit la base SQL Server (connecteur SQL Server) ou SAP HANA (connecteur SAP HANA database, avec le pilote ODBC de SAP), par une passerelle si la base est chez vous. Le Service Layer, l’API OData de SAP, ouvre une session par un appel « Login » puis attend ses cookies de session, ce que le connecteur Web ne gère pas : il faut l’écrire dans la requête, ou passer par un traitement intermédiaire.
SAP ECC ou S/4HANA : connecteur SAP ERP, vues HANA ou BW
Trois chemins Microsoft : le connecteur SAP ERP (en préversion, il appelle des fonctions RFC avec un compte SAP), le connecteur SAP HANA database pour les vues de calcul, et les connecteurs SAP BW si vous avez déjà un entrepôt BW. Faites valider le chemin par l’équipe SAP et votre contrat de licence avant de brancher un outil tiers.
SAP S/4HANA Cloud : les API de SAP
Nous n’avons pas trouvé de documentation SAP ouvrant la base de S/4HANA Cloud à un outil tiers. Le chemin documenté passe par les API OData publiées par SAP, lues avec le connecteur OData de Power BI ou copiées dans un stockage intermédiaire pour les gros volumes.
Odoo Standard : les exports, ou le passage au plan Custom
Odoo réserve son API externe aux plans Custom : en plan Standard, ni API ni accès à la base. Le chemin est l’export Excel ou CSV des vues d’Odoo, déposé sur SharePoint ou OneDrive et lu par Power BI. Si les exports deviennent quotidiens, comparez le coût du plan Custom.
Odoo Custom : l’API JSON-2, ou la base PostgreSQL
En plan Custom, l’API JSON-2 (Odoo 19) se lit avec une clé d’API, valable trois mois au plus et donc à renouveler ; les anciennes API XML-RPC et JSON-RPC sont annoncées retirées en Odoo 22 (automne 2028) et Odoo Online 21.1 (hiver 2027), donc un nouveau rapport part sur JSON-2. Si Odoo est installé chez vous, Power BI peut aussi lire la base PostgreSQL, avec une passerelle et un compte en lecture seule.
Business Central en ligne : le connecteur natif
Le connecteur Dynamics 365 Business Central est intégré à Power BI et en disponibilité générale : il lit les API v2.0 et vos API personnalisées, sur une réplique en lecture seule, sans passerelle. Une requête par société, puis on les empile. Regardez d’abord les apps Power BI publiées par Microsoft pour Business Central.
Business Central sur site ou NAV : connecteur dédié ou base SQL
Power BI propose un connecteur Business Central (on-premises) et un connecteur Dynamics NAV, utilisables dans Power BI mais pas dans Power Query Online. La base SQL Server reste une option, en lecture seule. Les apps Power BI de Microsoft pour Business Central ne sont disponibles qu’en ligne.
Dynamics 365 Finance : Fabric, Synapse Link ou BYOD
Pas de connexion SQL à la base de production. Commencez par les rapports Power BI intégrés à l’application. Pour vos propres rapports : Link to Microsoft Fabric ou Azure Synapse Link for Dataverse, ou l’export d’entités vers votre base Azure SQL (BYOD). Export to Azure Data Lake s’arrête définitivement le 30 novembre 2026 : à remplacer avant cette date.
Cegid XRP Flex : à vérifier avec Cegid
Aucun connecteur dans la liste de Microsoft. Cegid annonce des API, mais nous n’avons pas trouvé de documentation technique publique pour les lire. Demandez à Cegid ou à votre intégrateur le point d’accès, l’authentification et les limites d’appels avant de chiffrer quoi que ce soit.
Divalto infinity : la base SQL Server ou l’API REST
Divalto indique, dans une page de 2021, que infinity repose sur Microsoft SQL Server et se consulte par API REST. Si vous avez accès à la base, Power BI la lit avec le connecteur SQL Server, en lecture seule et par une passerelle si elle est chez vous ; sinon, demandez à Divalto ou à votre intégrateur ce qui est ouvert. Aucun connecteur Divalto dans la liste de Microsoft.
Sylob ou Silog : à vérifier avec l’éditeur
Sylob cite Power BI parmi ses partenaires et annonce des API, sans documentation technique publique. Silog met en avant son propre module de BI, et nous n’avons trouvé aucune documentation publique sur une API ou un accès à la base. Demandez à l’éditeur ce qui est ouvert, en lecture seule, avant de choisir.
Un autre ERP : la même grille de questions
Cherchez d’abord votre ERP dans la liste des connecteurs Power Query de Microsoft (Oracle ERP et Exact Online Premium y figurent, par exemple). Sinon, demandez à l’éditeur où sont les données (base SQL, API) et ce qui est permis en lecture. Pour Sage, voyez le guide Power BI et Sage.
Pour la finance seule : le FEC suffit souvent
Si seule la comptabilité générale compte, le fichier des écritures comptables (FEC), que tout ERP français produit, se branche sans toucher à l’ERP. Il ne contient ni articles, ni stocks, ni production.
Pour plusieurs modules : un modèle par processus
Ventes, achats, stocks et production n’ont pas le même grain. On construit une table de faits par processus, reliée à des dimensions communes (articles, clients, fournisseurs, calendrier), plutôt qu’une grande table qui double les montants.
Pour plusieurs sociétés ou devises : une table de passage et des taux
Chaque société est lue puis empilée avec une colonne société. Les montants en devises se convertissent avec une table de taux datée, et le rapport dit quel taux il applique. Ce n’est pas une consolidation avec éliminations.
Avant de démarrer : ce qu’il faut réunir
- L’ERP, sa version et son hébergement : chez vous, chez un intégrateur, ou en ligne chez l’éditeur. Pour Odoo, le plan d’abonnement.
- Un accès en lecture seule : compte SQL limité aux bases utiles, compte d’API, ou compte SAP dédié, créé par votre DSI ou votre intégrateur.
- Une machine Windows toujours allumée pour la passerelle, si l’ERP est chez vous.
- La liste des personnalisations : champs et tables ajoutés par l’intégrateur, que le rapport doit lire.
- Le budget et les objectifs, s’ils sont dans Excel, avec des colonnes stables.
- Les lecteurs et leurs droits : quelle société, quel site, quelles marges chacun peut voir.
Ce que l’ERP donne, et ce qu’il donne mal
Un ERP enregistre très bien les transactions. Il garde mal ce qui n’est pas une transaction : les objectifs, l’historique d’un solde, les causes. Le rapport doit le dire, et aller chercher le reste ailleurs : le pipeline dans le CRM (voir Power BI et CRM), les expéditions dans le WMS ou le TMS (voir le tableau de bord logistique).
| Module | Ce que l’ERP donne bien | Ce qu’il donne mal |
|---|---|---|
| Ventes | Commandes, livraisons, factures et avoirs, par client, article, commercial. Le carnet de commandes. | Les objectifs commerciaux (souvent dans Excel), le pipeline du CRM, la marge réelle si le prix de revient n’est pas à jour. |
| Achats | Commandes fournisseurs, réceptions, factures, prix d’achat. | Le délai réel face au délai promis, si la date promise n’est pas saisie ; la qualité fournisseur si les non-conformités sont suivies ailleurs. |
| Stocks | Le stock du jour, les mouvements, la valorisation. | Le stock à une date passée : il faut le reconstituer depuis les mouvements, ou photographier le stock chaque fin de mois. |
| Production | Ordres de fabrication, temps et consommations déclarés, coûts standard et réels. | Les arrêts machine et le TRS, qui viennent d’un MES ou de relevés d’atelier ; des temps fiables si les déclarations sont faites en fin de semaine. |
| Finance | Grand livre, balance, échéances clients et fournisseurs, analytique si elle est saisie. | Le budget (souvent dans Excel), la consolidation de groupe avec éliminations, la trésorerie du jour (dans la banque). |
Les indicateurs financiers (marge, BFR, DSO) sont définis dans le guide Tableau de bord financier ; ceux de l’atelier (TRS, rebuts, coûts) dans le guide Tableau de bord de production.
Exemple : un rapport multi-modules sur l’ERP
Un rapport de quatre pages construit sur l’ERP d’une PME industrielle fictive : 14,20 M€ de chiffre d’affaires cumulé à fin septembre pour un budget de 14,60 M€, chiffres cohérents d’une page à l’autre. Changez de page, basculez entre budget et N-1, survolez les barres.
Ventes, achats et stocks, production, finance
Lu chaque semaine en comité de direction. Chaque page part d’un module de l’ERP ; la page Finance relie les chiffres opérationnels au compte de résultat.
| Zone | Réalisé | Budget | Écart |
|---|---|---|---|
| France | 9 100 | 9 250 | −150 |
| Export Union européenne | 3 600 | 3 880 | −280 |
| Export hors Union européenne | 1 500 | 1 470 | +30 |
| Zone | Réalisé | N-1 | Écart |
|---|---|---|---|
| France | 9 100 | 8 600 | +500 |
| Export Union européenne | 3 600 | 3 300 | +300 |
| Export hors Union européenne | 1 500 | 1 400 | +100 |
| Catégorie | Fin sept. | Objectif | Écart |
|---|---|---|---|
| Acier et alliages | 980 | 760 | +220 |
| Matières plastiques | 670 | 690 | −20 |
| Composants électroniques | 640 | 520 | +120 |
| Composants mécaniques | 480 | 460 | +20 |
| Produits finis gamme A | 760 | 690 | +70 |
| Produits finis gamme B | 570 | 480 | +90 |
| Catégorie | Fin sept. | N-1 | Écart |
|---|---|---|---|
| Acier et alliages | 980 | 800 | +180 |
| Matières plastiques | 670 | 700 | −30 |
| Composants électroniques | 640 | 560 | +80 |
| Composants mécaniques | 480 | 470 | +10 |
| Produits finis gamme A | 760 | 660 | +100 |
| Produits finis gamme B | 570 | 510 | +60 |
| Atelier | Standard | Réel | Écart |
|---|---|---|---|
| Usinage | 2 100 | 2 190 | +4,3 % |
| Assemblage | 1 450 | 1 480 | +2,1 % |
| Peinture | 620 | 635 | +2,4 % |
| Atelier | Standard | Réel | Écart |
|---|---|---|---|
| Usinage | 2 100 | 2 190 | +4,3 % |
| Assemblage | 1 450 | 1 480 | +2,1 % |
| Peinture | 620 | 635 | +2,4 % |
| k€ | Réalisé | Budget | Écart |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 14 200 | 14 600 | −400 |
| Marge brute | 5 254 | 5 621 | −367 |
| Charges de personnel | 3 150 | 3 200 | −50 |
| Charges externes | 1 080 | 1 050 | +30 |
| EBE (simplifié) | 1 024 | 1 371 | −347 |
| k€ | Réalisé | N-1 | Écart |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 14 200 | 13 300 | +900 |
| Marge brute | 5 254 | 4 974 | +280 |
| Charges de personnel | 3 150 | 2 980 | +170 |
| Charges externes | 1 080 | 1 010 | +70 |
| EBE (simplifié) | 1 024 | 984 | +40 |
Les indicateurs de ce rapport
- CA facturéLes factures et avoirs du module ventes, par zone : il diffère du chiffre comptable tant que des factures ne sont pas comptabilisées.
- Carnet de commandesLes commandes clients non encore livrées : un solde à une date, qui ne s’additionne pas d’un mois sur l’autre.
- Livraisons à la date promiseLignes livrées au plus tard à la date confirmée au client, sur les lignes livrées. Sans date promise saisie, l’indicateur n’existe pas.
- Valeur du stockLe stock valorisé de l’ERP en fin de mois, photographié chaque mois pour garder l’historique : 500 k€ au-dessus de l’objectif.
- Stock dormantLes articles sans aucune sortie depuis 12 mois. La liste se trie par valeur pour décider quoi écouler ou déprécier.
- OF en retardOrdres de fabrication terminés après la date prévue. Le détail donne l’atelier et la cause déclarée.
- Écart de coûtCoût réel (temps et consommations déclarés) moins coût standard, rapporté au standard. L’usinage porte l’essentiel de l’écart.
- Taux de marge bruteLe même chiffre que la finance, lu dans le grand livre de l’ERP : il fait le lien entre les pages opérationnelles et le compte de résultat.
- DSOEncours clients TTC ÷ CA TTC des neuf mois × 273 jours. Quatre jours au-dessus de l’objectif.
Fiche du rapport
- Qui le lit
- Le dirigeant, le DAF, le directeur des opérations, le responsable de production
- Sources
- L’ERP (ventes, achats, stocks, production, comptabilité), le budget et les objectifs dans Excel
- Actualisation
- Chaque nuit ; le stock est photographié en fin de mois
Résumé du rapport « Pilotage industriel · ERP » (chiffres d’exemple) :
- Ventes (vend-on autant que prévu ?) : CA facturé 14,20 M€ (−2,7 % vs 14,60 M€ ; +6,8 % vs 13,30 M€) · Carnet de commandes 3,85 M€ (objectif 4,00 M€ ; N-1 3,40 M€) · Livraisons à la date promise 91,5 % (objectif 95,0 % ; N-1 92,8 %).
- Achats et stocks (quelles familles gonflent le stock ?) : Achats cumulés 7,90 M€ (+2,6 % vs 7,70 M€ ; +9,7 % vs 7,20 M€) · Valeur du stock 4,10 M€ (objectif 3,60 M€ ; N-1 3,70 M€) · Stock sans mouvement depuis 12 mois 640 k€ (objectif < 400 k€ ; N-1 520 k€).
- Production (pourquoi les of sortent-ils en retard ?) : Ordres de fabrication en retard 27 (sur 412 OF lancés · objectif 9 ; N-1 : 19) · Écart de coût de production +3,2 % (objectif ≤ 1,5 % ; N-1 +2,1 %) · Rebuts, en quantité 2,4 % (objectif 2,0 % ; N-1 2,6 %).
- Finance (combien la marge perd-elle sur le budget ?) : Taux de marge brute 37,0 % (−1,5 pt vs 38,5 % ; −0,4 pt vs 37,4 %) · DSO 54 j (objectif 50 j ; N-1 52 j) · EBE (simplifié) 1,02 M€ (−347 k€ vs 1,37 M€ ; +40 k€ vs 0,98 M€).
Le modèle derrière ce rapport suit une règle simple : une table de faits par processus (lignes de factures, réceptions, mouvements de stock, ordres de fabrication, écritures), reliées aux mêmes tables d’articles, de clients, de fournisseurs et au même calendrier. C’est ce qui permet de filtrer une famille d’articles et de voir ensemble ses ventes, son stock et ses retards de production. La méthode est détaillée dans le guide du modèle de données Power BI.
Les pièges d’un projet Power BI sur un ERP
La volumétrie
Un ERP accumule des millions de lignes de mouvements. Lire tout l’historique à chaque actualisation finit par dépasser la nuit, ou les limites d’appels de l’API. On ne charge que les années utiles, on agrège ce qui n’a pas besoin du détail, et on n’actualise que la période récente (actualisation incrémentielle) quand le volume l’impose. Par API, chaque page de résultats est un appel : 1 million de lignes à 5 000 lignes par page, la valeur par défaut du connecteur Business Central, c’est 200 appels pour une seule table.
Les droits
Le rapport n’a besoin que de lire : un compte dédié, en lecture seule, limité aux tables utiles, jamais le compte administrateur de l’ERP. Les droits de l’ERP ne passent pas dans Power BI : si un directeur de site ne doit voir que son site, il faut une sécurité au niveau des lignes dans le modèle. En lisant la base plutôt que l’API, on contourne les règles d’accès de l’ERP : c’est au rapport de les reprendre.
Les personnalisations
Les champs et les tables ajoutés par l’intégrateur sont souvent les plus utiles (un code de famille, un secteur, un statut maison), et les moins documentés. Par API, ils ne sortent que si une API personnalisée les expose ; dans Dynamics 365 Finance, les tables personnalisées demandent d’activer le suivi des modifications pour Synapse Link. Après chaque mise à jour de l’ERP, on vérifie que le rapport retrouve les mêmes totaux que l’ERP avant de le rouvrir aux lecteurs.
Plusieurs sociétés et plusieurs devises
- Une source par société. Business Central en ligne sort une société par requête ; une base par société est courante ailleurs. On les lit toutes et on les empile avec une colonne société.
- Des référentiels qui divergent. Le même client ou le même article peut avoir un code différent d’une société à l’autre : il faut une table de correspondance.
- Des taux datés. On convertit avec une table de taux par jour ou par mois, et le rapport dit lequel il applique (taux du jour de la facture, ou taux de clôture).
- Pas une consolidation. Power BI additionne des sociétés ; les éliminations des flux internes et les retraitements relèvent d’un logiciel de consolidation.
Quand le reporting natif de l’ERP suffit
Chaque ERP sait produire des listes, des statistiques et souvent des tableaux de bord. Power BI se justifie quand il faut réunir, comparer et partager. Cette grille aide à trancher.
| Votre situation | Le plus simple | Pourquoi |
|---|---|---|
| Une liste à date pour agir (commandes en retard, stock à commander, factures échues) | La vue ou l’état de l’ERP | Elle est à jour à la seconde et mène directement à l’action dans l’ERP. |
| Business Central en ligne, une société, les analyses standard | Les apps Power BI de Microsoft | Finance, ventes, achats, stocks, production et projets sont déjà modélisés et documentés. |
| Odoo seul, une société, des indicateurs simples | L’app Tableaux de bord d’Odoo | Construite sur les feuilles de calcul d’Odoo, sans projet à part. |
| Dynamics 365 Finance, analyses courantes | Les rapports Power BI intégrés | Microsoft les recommande en premier choix, et ils s’étendent. |
| L’ERP plus un budget, un CRM, un MES ou un autre ERP | Power BI | Il réunit des sources que l’ERP ne voit pas, et s’actualise seul. |
| Plusieurs sociétés, plusieurs devises, des lecteurs aux droits différents | Power BI | Mêmes définitions partout, filtres par société et par site, droits par lecteur, lecture sur téléphone. |
Lors du premier appel, Datafuji vous dit franchement si le reporting de votre ERP suffit.
Combien coûte Power BI sur un ERP, et en combien de temps ?
Deux postes : la conception, payée une fois, et les licences Microsoft, payées chaque mois.
La conception : trois forfaits Datafuji
Chaque rapport est un forfait à prix fixe. Le prix dépend du nombre de pages et de sources, jamais du temps passé. Un ERP compte pour une source, comme un fichier de budget.
Essentiel
3 000 € HT
Pour remplacer le fichier Excel refait chaque mois.
Jusqu’à 3 pages, jusqu’à 2 sources, délai indicatif 2 semaines.
Pilotage
5 000 € HT
Pour réunir les chiffres de plusieurs outils.
Jusqu’à 6 pages, jusqu’à 4 sources, délai indicatif 3 semaines.
Avancé
8 000 € HT
Pour un suivi plus riche : objectifs, comparaisons, prévisions.
Jusqu’à 10 pages, jusqu’à 6 sources, délai indicatif 4 semaines.
L’exemple de ce guide (quatre pages, l’ERP plus le budget et les objectifs dans Excel) relève du forfait Pilotage : 6 pages, 4 sources. Une seule page de synthèse sur l’ERP et le budget entre dans le forfait Essentiel. Le détail des prix d’un projet Power BI est expliqué dans le guide Prix de Power BI et sur la page Tarifs.
Aucun acompte : chaque lot est facturé une fois validé. Tout écart au devis est corrigé sans frais, et une garantie de 30 jours couvre les anomalies après la recette. Le code, la documentation et les droits vous reviennent. L’accès à votre ERP se fait en lecture seule, et vos données ne sont jamais transmises à un outil d’IA.
Les licences Microsoft
Pour partager un rapport, l’auteur et chaque lecteur ont besoin d’une licence Power BI Pro, à 12,10 € HT par utilisateur et par mois (paiement annuel). La passerelle de données locale n’est pas facturée à part. Pour Dynamics 365 Finance, Synapse Link demande vos propres ressources Azure, et Link to Fabric un espace de travail Fabric : leur coût s’ajoute.
Coût la première année, pour cinq utilisateurs (dirigeant, DAF, directeur des opérations, responsable de production, contrôleur de gestion qui publie le rapport). Forfait Pilotage de 5 000 € HT, plus 5 licences Pro (5 × 12,10 € × 12 mois, soit 726 € HT) : 5 726 € HT. Les années suivantes, seules les licences restent, plus les évolutions que vous décidez.
Le délai
Délai indicatif de 2 à 4 semaines selon le forfait, avec un point d’une heure chaque semaine. Le projet est découpé en lots, livrés et validés un par un. Sur un ERP, le délai dépend surtout des accès : un compte en lecture seule, la passerelle et la liste des personnalisations prêts au démarrage, et le premier lot avance dès la première semaine.
Pour savoir comment Datafuji travaille et ce que le forfait comprend, voyez la page Consultant Power BI.
Questions fréquentes
Comment connecter Power BI à un ERP ?
Cinq chemins, à essayer dans cet ordre : le connecteur de l’ERP dans la liste officielle de Power BI (Business Central, SAP, Dynamics), la base de données de l’ERP en lecture seule (SQL Server, SAP HANA, PostgreSQL) par une passerelle, l’API de l’éditeur, les exports déposés sur SharePoint, ou un connecteur vendu par un tiers. Le bon choix dépend de l’ERP, de son hébergement et de ce que l’éditeur autorise.
Existe-t-il un connecteur Power BI pour SAP ?
Oui, plusieurs. La liste des connecteurs Power Query de Microsoft (mise à jour le 8 octobre 2026) contient SAP ERP (en préversion, il appelle des fonctions RFC), SAP HANA database et deux connecteurs SAP Business Warehouse. Il n’y a pas de connecteur SAP Business One : on lit sa base SQL Server ou HANA, ou son Service Layer.
Comment connecter Power BI à Odoo ?
Il n’y a pas de connecteur Odoo dans la liste de Microsoft. En plan Custom, Power BI lit l’API externe d’Odoo (JSON-2 depuis Odoo 19) ou, si Odoo est installé chez vous, sa base PostgreSQL avec le connecteur PostgreSQL. En plan Standard, Odoo ne donne pas accès à son API : on passe par les exports Excel ou CSV déposés sur SharePoint.
Power BI est-il inclus avec Business Central ?
Business Central en ligne est livré avec des apps Power BI publiées par Microsoft (finance, ventes, achats, stocks, production, projets…) et un connecteur intégré à Power BI. Pour partager des rapports, Microsoft indique qu’il faut une licence Power BI Pro ou une capacité Premium. Les apps ne sont pas disponibles pour Business Central installé chez vous.
Peut-on faire un tableau de bord dans Odoo sans Power BI ?
Oui. L’application Tableaux de bord d’Odoo construit des tableaux de bord interactifs sur les feuilles de calcul d’Odoo, avec des modèles standard selon les applications installées. C’est souvent suffisant pour une seule société et les données d’Odoo seules. Power BI se justifie quand il faut croiser Odoo avec un budget, un autre logiciel ou plusieurs sociétés.
Power BI peut-il lire Dynamics 365 Finance en direct ?
Pas par la base : Microsoft n’autorise pas de connexion SQL à la base de production de Finance et Supply Chain. Les chemins prévus sont les rapports Power BI intégrés, Link to Microsoft Fabric ou Azure Synapse Link for Dataverse, et l’export d’entités vers votre propre base Azure SQL (BYOD). Export to Azure Data Lake s’arrête définitivement le 30 novembre 2026.
Faut-il un entrepôt de données entre l’ERP et Power BI ?
Pas toujours. Pour une société, quelques modules et des volumes de PME, Power BI lit l’ERP directement et garde ses propres tables. Un stockage intermédiaire devient utile quand l’API est lente ou limitée, quand les volumes dépassent ce qu’une actualisation tient en une nuit, ou quand plusieurs ERP doivent être réunis.
Combien coûte un tableau de bord Power BI sur un ERP ?
Deux postes. La conception, payée une fois : chez Datafuji, un forfait à prix fixe de 3 000, 5 000 ou 8 000 € HT selon le nombre de pages et de sources, avec un délai indicatif de 2 à 4 semaines. Puis les licences Power BI Pro, à 12,10 € HT par utilisateur et par mois (prix public relevé le 3 novembre 2026), pour l’auteur et chaque lecteur.
Une question sur votre ERP et Power BI ? Réservez 30 minutes avec Dylan Arnaud, fondateur de Datafuji.
