Trois façons de brancher Power BI sur une comptabilité
Il n’y a pas de bouton « comptabilité » dans Power BI. La liste officielle des connecteurs de Microsoft ne contient ni EBP, ni Cegid, ni Quadra, ni ACD, ni Pennylane, ni MyUnisoft, ni Tiime, ni Sage. Trois chemins existent, du plus universel au plus direct.
| Chemin | Comment | Pour qui | Limite |
|---|---|---|---|
| Le FEC | Le fichier est déposé dans un dossier SharePoint ou OneDrive ; Power BI lit tous les FEC du dossier et s’actualise seul. | Tous les logiciels, toutes les éditions | Pas d’analytique ni de budget ; fraîcheur égale à celle du dernier export |
| L’API de l’éditeur | Power BI interroge l’API (balance, écritures) avec un jeton, à chaque actualisation. | Pennylane, Cegid Loop, MyUnisoft ; ACD pour ses partenaires | Jeton à gérer, limites d’appels, conditions d’abonnement |
| La base ou l’entrepôt | Lecture directe d’une base de données ou d’un entrepôt mis à disposition par l’éditeur. | Logiciels installés sur vos serveurs (voir Power BI et Sage) ; partage de données de Pennylane | Accès technique à obtenir, structure propre à chaque éditeur |
Le FEC a un avantage que les deux autres n’ont pas : un seul modèle Power BI sert pour tous les logiciels. Une PME qui change de logiciel, un groupe dont les filiales n’ont pas le même, un cabinet qui tient des dossiers sur plusieurs outils gardent le même rapport.
Le FEC, la source commune à tous les logiciels comptables
Toute entreprise qui tient sa comptabilité avec un logiciel doit pouvoir remettre à l’administration, en cas de vérification, un fichier de ses écritures dans un format unique, défini par l’article A47 A-1 du livre des procédures fiscales. Le fichier contient toutes les écritures de l’exercice, à-nouveaux et écritures d’inventaire compris, sans écritures de centralisation. C’est ce qui en fait une source fiable pour Power BI : un format stable, contrôlé, et que l’éditeur est tenu de respecter.
Le format en cinq règles
- Un fichier texte à plat, dont la première ligne donne le nom des champs. Une structure XML est aussi admise.
- Les champs sont séparés par une tabulation ou par le caractère « | ».
- Les dates sont au format AAAAMMJJ, sans séparateur.
- L’encodage est ASCII, ISO 8859-15 ou UTF-8.
- Le nom suit la forme SirenFECAAAAMMJJ, la date étant celle de clôture de l’exercice.
Les 18 champs, et ce que Power BI en fait
Une écriture comptable occupe plusieurs lignes, qui partagent le même numéro d’écriture. Chaque ligne porte les 18 champs suivants, dans cet ordre.
| Champ | Contenu | Usage dans le rapport |
|---|---|---|
| 01 JournalCode | Code du journal | Séparer ventes, achats, banque, opérations diverses, à-nouveaux |
| 02 JournalLib | Libellé du journal | Affichage |
| 03 EcritureNum | Numéro de l’écriture | Contrôler que chaque écriture est équilibrée |
| 04 EcritureDate | Date de comptabilisation | La date du calendrier du rapport (mois, cumul, N-1) |
| 05 CompteNum | Numéro de compte général | La clé de la table de passage vers les postes |
| 06 CompteLib | Libellé du compte | Affichage, détail |
| 07 CompAuxNum | Numéro de compte auxiliaire | Le client ou le fournisseur : balances âgées, chiffre d’affaires par client |
| 08 CompAuxLib | Libellé du compte auxiliaire | Nom du client ou du fournisseur |
| 09 PieceRef | Référence de la pièce | Retrouver la facture depuis le rapport |
| 10 PieceDate | Date de la pièce | Date de facture, pour les délais de paiement |
| 11 EcritureLib | Libellé de l’écriture | Détail des lignes |
| 12 Debit | Montant au débit | Calcul des soldes |
| 13 Credit | Montant au crédit | Calcul des soldes |
| 14 EcritureLet | Lettrage | Savoir si une facture est réglée |
| 15 DateLet | Date de lettrage | Date du règlement, pour les délais réels |
| 16 ValidDate | Date de validation | Distinguer les écritures validées des provisoires |
| 17 Montantdevise | Montant en devise | Sociétés qui facturent en devises |
| 18 Idevise | Code de la devise | Idem |
Voici à quoi ressemblent les premières lignes du FEC qui alimente l’exemple interactif plus bas :
JournalCode|JournalLib|EcritureNum|EcritureDate|CompteNum|CompteLib|CompAuxNum|CompAuxLib|PieceRef|PieceDate|EcritureLib|Debit|Credit|EcritureLet|DateLet|ValidDate|Montantdevise|Idevise
VE|Ventes|VE0002|20250131|411|Clients|||2025-VE0002|20250131|Ventes 01/2025|294000,00|0,00|||20250131||
VE|Ventes|VE0002|20250131|707|Ventes de marchandises|||2025-VE0002|20250131|Ventes 01/2025|0,00|203000,00|||20250131||
VE|Ventes|VE0002|20250131|706|Prestations de services|||2025-VE0002|20250131|Ventes 01/2025|0,00|91000,00|||20250131||
AC|Achats|AC0003|20250131|607|Achats de marchandises|||2025-AC0003|20250131|Achats 01/2025|133000,00|0,00|||20250131||
AC|Achats|AC0003|20250131|604|Achats d’études et prestations|||2025-AC0003|20250131|Achats 01/2025|18200,00|0,00|||20250131||
AC|Achats|AC0003|20250131|606|Achats non stockés|||2025-AC0003|20250131|Achats 01/2025|3750,00|0,00|||20250131||
AC|Achats|AC0003|20250131|401|Fournisseurs|||2025-AC0003|20250131|Achats 01/2025|0,00|154950,00|||20250131||Ce que le FEC ne contient pas
- L’analytique. Aucun des 18 champs ne porte un code de section ou d’activité. Les axes analytiques viennent d’un autre export ou de l’API.
- Le budget, qui reste presque toujours dans Excel.
- Les quantités et tout ce qui vit dans la gestion commerciale ou la paie.
- Une hiérarchie de comptes. Le FEC donne le numéro et le libellé ; le regroupement en postes est à construire (voir plus bas).
Les pièges de lecture
- Les montants à virgule. « 315000,00 » est du texte pour un outil réglé en anglais : la culture fr-FR doit être imposée à l’import.
- Les à-nouveaux. Ils portent les soldes de bilan d’ouverture. Les additionner au mouvement de l’exercice précédent compte deux fois le bilan.
- Le FEC provisoire. En cours d’exercice, des écritures peuvent ne pas être validées et la date de validation reste alors vide : le rapport doit dire si les chiffres sont validés.
- Un FEC par exercice. Pour comparer à N-1, il faut déposer les deux fichiers ; un exercice décalé ou de plus de douze mois demande un calendrier fiscal.
- Les numéros de compte de longueur variable. 607 et 60700000 désignent le même poste : la table de passage raisonne par préfixe.
Logiciel par logiciel : export, API et limites
Ce tableau ne reprend que ce que chaque éditeur publie dans sa documentation officielle, consultée le 3 novembre 2026. Quand une information n’y figure pas, elle n’est pas écrite ici. Les offres changent : vérifiez votre édition et votre abonnement avant de choisir un chemin.
| Logiciel | Export du FEC | API | Power BI | À savoir |
|---|---|---|---|---|
| EBP | Menu Déclaratif, Fichier des écritures comptables (EBP Comptabilité et Hubbix). | API REST pour les logiciels EBP en ligne ; la page développeurs présente celles du bâtiment et de la gestion commerciale. | Pas de connecteur dans la liste de Microsoft. | Pour la comptabilité, le FEC est la voie documentée. |
| Pennylane | Comptabilité, Saisie, Exports, « Exporter le FEC ». Provisoire sur l’exercice en cours, définitif après clôture et validation. Fichier texte à tabulations, en UTF-8, livré dans une archive ZIP. | API Entreprise (dès l’abonnement Essentiel) et API Cabinet : balance générale, FEC, grand livre analytique. 25 requêtes toutes les 5 secondes. | Partage de données (plans Essentiel et Premium) lu par Power BI avec le connecteur Amazon Redshift : balance, grand livre, grand livre analytique, factures. | Dans le FEC, un chiffre de taux de TVA s’ajoute au numéro de compte (606110000 devient 6061100009) ; Pennylane indique que ce format ne peut pas être modifié. |
| Cegid Loop | Cegid indique que ses solutions génèrent le FEC conforme. Par API, un export du FEC en bêta, provisoire, un par dossier et par jour. | API publique documentée : balance générale, auxiliaire, analytique, comparée ; écritures, plan de comptes, journaux. Clé générée sur CegidLife ; la clé « APIKey Cabinet » est réservée aux cabinets qui ont souscrit ce service. | Pas de connecteur dans la liste de Microsoft. L’API se lit avec le connecteur Web de Power BI. | Cegid demande de ne pas utiliser l’export du FEC par API en production sans validation préalable. |
| Cegid Quadra, Cegid Expert | Génération du FEC (déclaration générale de Cegid pour ses solutions). | Seule API trouvée : OneConnect (Shine et Cegid), pour envoyer des factures vers la comptabilité, réservée aux éditeurs et intégrateurs après qualification. Pas d’API de lecture des écritures documentée. | Pas de connecteur dans la liste de Microsoft. | Le FEC, ou un export d’écritures planifié, est la voie la plus simple. |
| ACD | Obligation légale pour tout logiciel comptable ; le chemin de menu est à voir dans la documentation d’ACD. | API pour les éditeurs partenaires. Celles de la comptabilité demandent le partage du dossier sur i-Suite (i-Suite Expert, Gestion du partage). | Pas de connecteur dans la liste de Microsoft. | Conditions d’accès aux API : à voir avec ACD. |
| MyUnisoft | Tenue, Flux, Exports. Par API, export du FEC par exercice ou par dates, au séparateur « | ». | API Partenaires ouverte aux logiciels partenaires et aux cabinets (formule API Cabinet) : écritures et mouvements, balance, axes analytiques. 20 requêtes par tranche de 10 secondes. | Pas de connecteur dans la liste de Microsoft. L’API se lit avec le connecteur Web. | Une clé X-Third-Party fournie et activée par MyUnisoft, plus un jeton par cabinet ou par société. Balance : 12 mois au plus entre les dates de début et de fin. |
| Tiime | Tiime Expert : Production comptable, Docs & Éditions, Éditions & Exports. Le FEC « contrôle fiscal » n’est possible que sur un exercice clôturé. | Pas d’API décrite dans l’aide Tiime Expert : à voir avec Tiime. | Export des écritures depuis la balance, le grand livre ou les journaux ; pas de connecteur dans la liste de Microsoft. | En cours d’exercice, passer par l’export des écritures plutôt que par le FEC. |
| Sage | Sage 100 Comptabilité génère le FEC aux exigences de la DGFiP. | Les connexions propres à Sage (base de données, versions, Sage BI Reporting) sont détaillées dans le guide Power BI et Sage. | ||
En pratique, une PME commence presque toujours par le FEC, parce qu’il marche avec toutes les éditions. L’API devient intéressante quand le rapport doit suivre la comptabilité au jour le jour, ou quand un cabinet veut lire des dizaines de dossiers sans exporter un fichier pour chacun.
Plan de comptes, table de passage et analytique
Le FEC donne des numéros de compte, pas des postes de gestion. Le cœur d’un rapport comptable est donc une table de passage(le « mapping ») : chaque compte, ou chaque début de numéro, est rangé dans un poste. C’est elle qui fait passer de la balance au compte de résultat et aux soldes intermédiaires de gestion (SIG).
La table de passage de l’exemple
Elle tient en une trentaine de lignes, calquées sur les soldes intermédiaires de gestion du plan comptable général, parce qu’elle raisonne par préfixe : la correspondance la plus longue gagne. 6037 (variation de stock de marchandises) va au coût des marchandises vendues, alors que les autres comptes 60 vont aux consommations en provenance de tiers ; 686 va au résultat financier et 687 à l’exceptionnel, pas aux dotations d’exploitation. Un nouveau compte se range seul.
| Comptes commençant par | Poste |
|---|---|
| 707 | Ventes de marchandises |
| 7097 | Ventes de marchandises (rabais, remises, ristournes accordés) |
| 70 | Production vendue (biens, services, activités annexes) |
| 71 | Production stockée |
| 72 | Production immobilisée |
| 607 | Coût d’achat des marchandises vendues |
| 6037 | Coût d’achat des marchandises vendues (variation de stock) |
| 6087 | Coût d’achat des marchandises vendues (frais accessoires) |
| 6097 | Coût d’achat des marchandises vendues (rabais obtenus) |
| 60 | Consommations en provenance de tiers |
| 61 | Consommations en provenance de tiers |
| 62 | Consommations en provenance de tiers |
| 74 | Subventions d’exploitation |
| 63 | Impôts, taxes et versements assimilés |
| 64 | Charges de personnel |
| 65 | Autres charges de gestion courante |
| 75 | Autres produits de gestion courante |
| 681 | Dotations d’exploitation |
| 781 | Reprises d’exploitation |
| 791 | Transferts de charges d’exploitation |
| 66 | Résultat financier |
| 76 | Résultat financier |
| 686 | Résultat financier |
| 786 | Résultat financier |
| 796 | Résultat financier |
| 67 | Résultat exceptionnel |
| 77 | Résultat exceptionnel |
| 687 | Résultat exceptionnel |
| 787 | Résultat exceptionnel |
| 797 | Résultat exceptionnel |
| 691 | Participation des salariés |
| 69 | Impôts sur les bénéfices |
- Gardez la table dans Excel, tenue par la finance ou le cabinet, déposée à côté des FEC. Une évolution du plan de comptes ne touche pas au rapport.
- Prévoyez un poste « non affecté » qui s’affiche en rouge : un compte oublié se voit au lieu de disparaître des totaux.
- Attention aux suffixes. Pennylane ajoute au numéro de compte un chiffre de taux de TVA dans le FEC ; le raisonnement par préfixe le neutralise.
- Attention à 2025. Depuis le règlement ANC n° 2022-06, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, les cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles passent en exploitation (657 et 757) et non plus en exceptionnel (675 et 775) : une comparaison 2025 et 2024 doit en tenir compte.
- Une table par plan de comptes, pas par société : un groupe ou un cabinet réutilise la même pour tous les dossiers au plan standard.
L’analytique : ce que le FEC ne donne pas
Le résultat par activité, par établissement ou par chantier suppose des axes analytiques. Le FEC n’en porte pas. Trois solutions, dans l’ordre de préférence :
- L’API ou l’entrepôt de l’éditeur, quand il expose l’analytique : Cegid Loop documente une balance analytique, Pennylane un grand livre analytique.
- Un export analytique du logiciel, déposé avec le FEC, relié aux lignes par le numéro d’écriture et le compte.
- Une règle de répartition écrite (par compte, par journal, par clé), tenue dans Excel, quand l’analytique n’est pas saisie. Elle donne une vue de gestion, pas une comptabilité analytique.
Les indicateurs de pilotage qui viennent ensuite (BFR, DSO, trésorerie, budget et réalisé) sont détaillés dans le guide Tableau de bord financier : 12 KPI.
Exemple interactif : balance, compte de résultat et SIG calculés depuis un FEC
Le rapport ci-dessous applique la table de passage ci-dessus aux lignes de deux FEC. Pour la lisibilité, la TVA est omise et les écritures d’inventaire ne sont passées qu’au 31 décembre, comme dans beaucoup de PME.
Le rapport « Comptabilité », lu dans un FEC
Deux FEC fictifs, 2024 et 2025, d’une PME de négoce et de services : 353 lignes pour 2025. Le rapport en tire la balance, le compte de résultat et les SIG. Changez la période : tout est recalculé depuis les lignes, comme dans Power BI.
| Poste | 2025 | 2024 | Écart |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 4 200 | 3 850 | +350 |
| Achats de marchandises | −1 860 | −1 800 | −60 |
| Charges externes | −590 | −531 | −59 |
| Charges de personnel | −1 450 | −1 335 | −115 |
| Autres charges d’exploitation | 7 925 | 7 450 | +475 |
| Résultat d’exploitation | 175 | 66 | +109 |
| Poste | 2025 | 2024 | Écart |
|---|---|---|---|
| Marge commerciale | 1 040 | 900 | +140 |
| Valeur ajoutée | 1 750 | 1 519 | +231 |
| Excédent brut d’exploitation | 260 | 146 | +114 |
| Résultat d’exploitation | 175 | 66 | +109 |
| Résultat courant avant impôts | 157 | 45 | +112 |
| Résultat net | 122 | 38 | +84 |
| Classe | Débit | Crédit | Solde |
|---|---|---|---|
| 1 · Capitaux | 48 | 1 240 | −1 192 |
| 2 · Immobilisations | 600 | 445 | +155 |
| 3 · Stocks | 440 | 0 | +440 |
| 4 · Tiers | 8 471 | 8 356 | +115 |
| 5 · Financiers | 4 635 | 4 030 | +605 |
| 6 et 7 · Charges et produits | 4 118 | 4 240 | −122 |
| Total | 18 312 | 18 311 | +1 |
Les indicateurs de ce rapport
- Les lignes du FECChaque ligne d’écriture est lue telle quelle : journal, date, compte, débit, crédit. Rien n’est ressaisi.
- Le contrôle d’équilibreTotal débit = total crédit. Si ce n’est pas le cas, le fichier est incomplet : le rapport le signale avant tout calcul.
- Le chiffre d’affairesComptes 70 (ici 707 et 706), mois par mois, face à l’exercice précédent lu dans le FEC de 2024.
- Le résultat d’exploitationChoisissez une fin de mois avant décembre : il rejoint l’EBE, car les amortissements ne sont passés qu’à la clôture. Une situation mensuelle sans écritures d’inventaire flatte le résultat.
- La marge commercialeVentes de marchandises moins achats de marchandises corrigés de la variation de stock (6037).
- L’EBEValeur ajoutée moins impôts et taxes et charges de personnel : la rentabilité de l’exploitation avant amortissements.
Fiche du rapport
- Source
- Le FEC de chaque exercice, déposé dans un dossier SharePoint
- Table de passage
- 32 préfixes de comptes rangés en postes (tableau ci-dessus)
- Simplifications
- Pas de TVA ; amortissements, stock et impôt passés au 31 décembre
Résumé du rapport « Comptabilité » (exercice 2025 complet, chiffres d’exemple) :
- Compte de résultat : Chiffre d’affaires 4 200 k€ (2024 : 3 850 k€ · +350 k€ (+9,1 %)) · Résultat d’exploitation 175 k€ (2024 : 66 k€ · +109 k€) · Résultat net 122 k€ (2024 : 38 k€ · +84 k€).
- Soldes de gestion : Marge commerciale 1 040 k€ (taux 35,9 % · 2024 : 33,3 %) · Valeur ajoutée 1 750 k€ (2024 : 1 519 k€ · +231 k€) · Excédent brut d’exploitation 260 k€ (6,2 % du CA · 2024 : 3,8 %).
- Balance : Lignes du FEC lues 353 (30 comptes mouvementés · 2024 : 351 lignes) · Total débit = total crédit 18 311 k€ (écart 0 € : la balance est équilibrée) · Produits − charges (classes 7 et 6) 122 k€ (= résultat net des SIG : 122 k€).
- Soldes intermédiaires de gestion 2025 (et 2024) : Marge commerciale 1 040 k€ (900 k€) · Production de l’exercice 1 300 k€ (1 150 k€) · Valeur ajoutée 1 750 k€ (1 519 k€) · Excédent brut d’exploitation 260 k€ (146 k€) · Résultat d’exploitation 175 k€ (66 k€) · Résultat courant avant impôts 157 k€ (45 k€) · Résultat net 122 k€ (38 k€).
Les deux contrôles de la page « Balance » sont ceux qu’un rapport sérieux fait avant tout calcul : le nombre de lignes lues, pour savoir que le bon fichier a été déposé, et l’égalité des débits et des crédits. Le résultat de la balance (produits moins charges) doit égaler le résultat net des SIG : c’est la preuve que la table de passage n’oublie aucun compte.
Expert-comptable : ce que le cabinet peut proposer à ses clients
Le cabinet a déjà la donnée : il tient ou révise la comptabilité de ses clients, et le FEC sort du même logiciel pour tous les dossiers. Power BI lui permet d’en faire une offre de conseil récurrente plutôt qu’un document de fin d’exercice.
- Un tableau de bord mensuel par client : chiffre d’affaires, marge, SIG, comparaison à N-1, construit une fois sur le FEC et reproduit pour chaque dossier.
- Un rapport multi-dossiers pour le cabinet : une ligne par client, ses indicateurs, et des alertes (EBE négatif, compte non affecté, FEC non déposé).
- Un accès par client : un seul rapport, chaque dirigeant ne voit que sa société grâce aux droits par dossier.
- Une lecture par API pour les cabinets équipés : Pennylane (API Cabinet), Cegid Loop (clé APIKey Cabinet), MyUnisoft (formule API Cabinet), ACD (partage du dossier sur i-Suite).
Deux points à cadrer avant de se lancer : chaque lecteur a besoin d’une licence Power BI (voir le prix de Power BI), et la lettre de mission doit couvrir ce nouveau service.
Vu sur le terrain. Pour un éco-organisme, Datafuji a construit un rapport Power BI qui lit directement des fichiers déposés sur SharePoint et s’actualise seul chaque nuit, avec une documentation qui liste les colonnes à ne pas renommer. Le même principe vaut pour un dossier de FEC : le cabinet dépose le fichier, le rapport suit. Datafuji a aussi accompagné l’équipe maintenance d’un opérateur de transport public suisse pour qu’elle bâtisse elle-même ses rapports Power BI : un cabinet qui veut tenir son modèle en interne peut être formé de la même façon.
Quand le reporting du logiciel comptable suffit
Power BI sert à réunir des sources et à garder vos propres regroupements. Si la comptabilité seule répond à vos questions, le module de votre logiciel ou la situation de votre expert-comptable suffit souvent. Cette grille aide à trancher.
| Votre situation | Le plus simple | Pourquoi |
|---|---|---|
| Un compte de résultat et un bilan par mois vous suffisent | Les éditions du logiciel comptable | Les logiciels comptables éditent la balance, le grand livre et les états de synthèse. |
| Votre cabinet vous envoie déjà une situation mensuelle | Sa situation, commentée avec lui | Demandez d’abord les indicateurs qui manquent. |
| Une société, un logiciel, un lecteur | Le tableau de bord intégré du logiciel | Rien à réunir, rien à maintenir. |
| La comptabilité est tenue une fois par trimestre | Attendre | Un rapport mensuel sur des écritures trimestrielles affiche des mois vides. |
| Plusieurs sociétés ou plusieurs logiciels | Power BI sur le FEC | Un seul modèle, une seule table de passage, des chiffres comparables. |
| Comptabilité, budget, paie et gestion commerciale sur une même page | Power BI | Le logiciel comptable ne voit que la comptabilité. |
| Un cabinet qui veut un tableau de bord pour chaque client | Power BI sur le FEC ou l’API cabinet | Construit une fois, reproduit pour chaque dossier, droits par client. |
Lors du premier appel, Datafuji vous dit franchement si votre logiciel comptable suffit.
Combien coûte un rapport Power BI sur la comptabilité, et en combien de temps ?
Deux postes : la conception, payée une fois, et les licences Microsoft, payées chaque mois.
La conception : trois forfaits Datafuji
Chaque rapport est un forfait à prix fixe. Le prix dépend du nombre de pages et de sources, jamais du temps passé.
Essentiel
3 000 € HT
Pour remplacer le fichier Excel refait chaque mois.
Jusqu’à 3 pages, jusqu’à 2 sources, délai indicatif 2 semaines.
Pilotage
5 000 € HT
Pour réunir les chiffres de plusieurs outils.
Jusqu’à 6 pages, jusqu’à 4 sources, délai indicatif 3 semaines.
Avancé
8 000 € HT
Pour un suivi plus riche : objectifs, comparaisons, prévisions.
Jusqu’à 10 pages, jusqu’à 6 sources, délai indicatif 4 semaines.
Le rapport de l’exemple (balance, compte de résultat, SIG, sur le FEC et sa table de passage) entre dans le forfait Essentiel : 3 pages, 2 sources. Avec l’analytique, le budget et la paie, il relève du forfait Pilotage. Un rapport multi-dossiers pour un cabinet, avec une page par famille d’indicateurs, relève en général du forfait Avancé.
Aucun acompte : chaque lot est facturé une fois validé. Tout écart au devis est corrigé sans frais, et une garantie de 30 jours couvre les anomalies après la recette. Le code, la documentation et les droits vous reviennent. L’accès à vos données se fait en lecture seule, et elles ne sont jamais transmises à un outil d’IA.
Les licences Microsoft
Pour partager un rapport, l’auteur et chaque lecteur ont besoin d’une licence Power BI Pro, à 12,10 € HT par utilisateur et par mois. Le détail est dans le guide Prix de Power BI.
Le délai
Délai indicatif de 2 à 4 semaines selon le forfait, avec un point d’une heure chaque semaine. Le projet est découpé en lots, validés un par un. Trois choses font gagner du temps : les FEC des deux derniers exercices, un accès en lecture au logiciel ou à son API, et une personne qui valide la table de passage.
Vous cherchez d’abord à comparer des prestataires ? Le guide Consultant Power BI explique comment les choisir.
Questions fréquentes
Que signifie FEC ?
FEC signifie fichier des écritures comptables. C’est un fichier texte qui contient toutes les écritures d’un exercice, ligne par ligne, dans un format fixé par l’article A47 A-1 du livre des procédures fiscales : 18 colonnes, de JournalCode à Idevise. Comme toute entreprise qui tient sa comptabilité avec un logiciel doit pouvoir le remettre à l’administration, les logiciels comptables du marché français le produisent : c’est une source commune pour Power BI.
C’est quoi le format FEC ?
Un fichier texte « à plat » dont la première ligne donne le nom des 18 champs, séparés par une tabulation ou par le caractère « | ». Les dates sont au format AAAAMMJJ, l’encodage est ASCII, ISO 8859-15 ou UTF-8, et le fichier se nomme SirenFECAAAAMMJJ, la date étant celle de clôture de l’exercice. Une structure XML est aussi admise.
Le FEC est-il obligatoire ?
Oui pour toute entreprise qui tient sa comptabilité avec un logiciel : elle doit remettre le FEC de chaque exercice contrôlé à l’administration lors d’une vérification de comptabilité (article L47 A du livre des procédures fiscales). Il n’est pas déposé chaque année : il est produit à la demande, mais le logiciel doit pouvoir le générer à tout moment.
Comment vérifier un FEC ?
La DGFiP propose un outil de test de la structure, Test Compta Demat, qui signale les anomalies de format ; il ne juge pas le fond. Pour l’analyse, trois contrôles suffisent à savoir si le fichier est exploitable : le total des débits égale le total des crédits, chaque écriture est équilibrée, et les à-nouveaux sont présents en début d’exercice. Un rapport Power BI peut faire ces contrôles à chaque actualisation.
Peut-on connecter Power BI à EBP ?
Il n’existe pas de connecteur EBP dans la liste des connecteurs Power BI de Microsoft. La voie la plus sûre est le FEC, qu’EBP Comptabilité exporte depuis le menu Déclaratif. EBP publie aussi des API REST pour ses logiciels en ligne ; sa page développeurs présente aujourd’hui celles du bâtiment et de la gestion commerciale.
Peut-on connecter Power BI à Pennylane ?
Oui. Sur les plans Essentiel et Premium, le partage de données de Pennylane s’active dans Paramètres, Connectivité, Partage de données ; Power BI s’y connecte avec le connecteur Amazon Redshift et lit la balance, le grand livre, le grand livre analytique et les factures. Pennylane propose aussi une API publique et l’export du FEC.
Quelle différence entre Power BI et le reporting de mon logiciel comptable ?
Le reporting du logiciel comptable montre ce que contient la comptabilité, dans les formats prévus par l’éditeur. Power BI réunit la comptabilité avec d’autres sources (budget, paie, gestion commerciale, banque), garde vos propres regroupements de comptes et s’actualise seul. Si la comptabilité suffit à répondre à vos questions, le module de votre logiciel suffit souvent.
Combien coûte un tableau de bord Power BI sur la comptabilité ?
Chez Datafuji, la conception est un forfait à prix fixe de 3 000, 5 000 ou 8 000 € HT selon le nombre de pages et de sources, avec un délai indicatif de 2 à 4 semaines. Il faut ajouter les licences Power BI Pro, à 12,10 € HT par utilisateur et par mois (prix public relevé le 3 novembre 2026).
Une question sur votre comptabilité dans Power BI ? Réservez 30 minutes avec Dylan Arnaud, fondateur de Datafuji.
